Julien Absalon : le retour du roi

julien-absalonÇa y est, enfin, sept ans après, Julien Absalon a retrouvé le maillot arc-en-ciel qu’il avait dû abandonner en 2008 après l’avoir porté quatre années de suite. Mais comme le dit le proverbe, un bonheur n’arrive jamais seul et quelques semaines avant son sacre mondial, le plus grand champion de l’histoire du VTT avait déjà remporté la coupe du monde, le championnat d’Europe et un douzième titre de champion de France… Une saison parfaite qui marque le retour du Roi !
Texte et photos : Chris Caprin

VTT Magazine : Cette saison parfaite, comment l’analyses-tu ?
Julien Absalon : Pour être franc, je n’en espérais pas tant au début de l’année… Je n’imaginais certainement pas faire un sans faute à ce point ! Avec la grossesse d’Emilie, comme je ne savais pas comment l’été allait se passer, je m’étais préparé en conséquence pour réaliser un gros début de saison et engranger un maximum de points pour être tranquille au cas où la naissance du bébé m’obligerait à zapper les coupes du monde au Canada et aux USA. Et puis, je me suis retrouvé en tête du provisoire et là, il y a eu un gros dilemme. Rester en famille ou y aller ? J’ai décidé de partir et du coup, j’ai dû prendre l’avion le lendemain du retour d’Emilie à la maison avec le nouveau-né. Une fois sur place, il n’était pas question d’avoir fait tous ces sacrifices pour rien, alors je me suis donné à fond et avec deux places de deuxième, j’ai quasiment assuré ma victoire au général de la World Cup. Dans le passé, j’avais déjà vécu ce genre de saison, mais c’était il y a presque dix ans, une époque où je dominais vraiment la discipline. Là, cette année, j’apprécie encore davantage, car on peut dire qu’avec Nino (Schurter) – qui est un adversaire vraiment très coriace – et le nouveau format des courses, j’ai été obligé de travailler différemment. Donc, contrairement à ce que certains ont pu dire, je maintiens que ces dernières saisons, on ne peut pas parler de période creuse… Je suis juste passé du stade de dominateur à celui de numéro 2 mondial. Ce n’est tout de même pas si mal !

J’imagine qu’après sept ans, ça doit avoir une saveur particulière de retrouver le maillot arc-en-ciel…
C’est sûr ! Ça fait quand même un moment que je courais après et dans ce genre de circonstances, reprendre le maillot procure une émotion particulière. Parce que des coupes du monde, j’en ai quasiment gagné tous les ans, mais le titre mondial, j’ai dû patienter pour en avoir un nouveau. Je me souviens qu’à l’époque, à force, je m’y étais un peu habitué et c’était presque considéré comme un dû, une obligation de le reconquérir à chaque fois (sourire). Cette année, après avoir remporté la coupe du monde au soir de Méribel, je suis parti au championnat du monde sans pression. Pour moi, la saison était déjà réussie et j’ai considéré le Mondial comme la cerise sur le gâteau. Les années passées, je m’étais trop mis la pression aux championnats du monde, surtout l’an dernier en Afrique du Sud… Là, j’ai passé une semaine super, j’étais très détendu et c’est pour ça que cela a marché. C’est aussi la raison pour laquelle j’ai décidé d’essayer le tout-suspendu, avec lequel je n’avais jamais roulé. Justement, j’aimerais vraiment bien savoir comment tout ça s’est passé exactement…

Connaissant ton côté rigoureux et pointilleux, j’ai du mal à croire que tout cela n’ait pas été légèrement préparé en amont ! […]

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Roc d’Azur : Very Breizh Trip

C’est bien connu, il est aisé de trouver des Bretons un peu partout dans le monde. Pourtant nous en avons rencontré trois qui n’ont encore jamais mis les pieds – et encore moins les roues – sur les sentiers du Roc d’Azur. L’occasion est belle, presque inespérée pour «VTT Magazine», toujours friand d’épopées improbables. Celle-ci va tenir ses promesses, digne d’un scénario dédié au septième art. Premier clap, moteur, ça tourne !
Texte et photos : Stéphane Ceccarelli

Un nombre non négligeable pour premier obstacle… Un nombre à quatre chiffres : 1 250 ! Comme 1 250 kilomètres à parcourir pour se rendre sur place. Voici la distance qui sépare nos mousquetaires du Grand Ouest, avides de vertigineuses descentes, de la ligne de départ du 30e Roc d’Azur. Décourageant ? Pas pour des Bretons déterminés (je n’ai pas dit têtus !). Les places sont réservées depuis un moment sur la Rando Noire du samedi, dans la première vague, sans doute pour être certains de ne pas rentrer de nuit. Le camping et les billets de train sont également retenus, le tout depuis le mois de janvier, succès du Roc oblige !

Saint-Brieuc, jeudi, 17 h
Le jour du départ, l’excitation est palpable. Tels des adolescents partis pour leur premier voyage sans parents sur le dos (en l’occurrence il faut ici remplacer parents par épouses), ils empoignent, sous un beau soleil, housses et valises pleines, définitivement prêts à vivre la grande aventure. Dans leurs regards défilent les images qui fleurent bon les chemins de terre et la Méditerranée, le rêve de la majorité des vététistes se rendant à la grand-messe de la discipline. Mais le Roc d’Azur se mérite, et avant d’y être il va falloir essuyer les coups d’oeil agacés des autres usagers de la SNCF ou encore se frayer un chemin dans les méandres dédaléens du métro de la capitale. C’est déjà l’occasion de suer avant même de monter sur les vélos. À ce jeu-là, Vincent remporte le concours de tee-shirt mouillé, le glamour en moins. Chacun y va de son anecdote entendue d’un côté ou lue de l’autre. « Il paraît – c’était écrit dans un forum – que les montées sont très longues. » On raconte également que « tomber dans une descente équivaudrait à rouler en boule jusqu’en bas de celle-ci ». Quant au salon, «ce serait une mine d’or, le plus grand magasin de jouets du monde.» Pour l’heure, il est temps de trouver le sommeil pour quatre bonshommes, plus quatre vélos (n’oubliez pas que votre serviteur est du voyage) dans un compartiment à peine plus grand qu’une cabine téléphonique. Au-dehors la pluie crépite sur le toit du wagon-lit.

Fréjus, vendredi, 8 h
Tout compte fait la France n’est pas si grande : il suffit de quelques heures pour la traverser de part en part. Les yeux brillent, partagés entre un manque de sommeil et une impatience d’y être. Le ton est donné très rapidement : pas de bus, très peu d’indications pour trouver le site du Roc et une tonne de bagages à traîner. Le plus simple est encore de monter les vélos et de partir sur la route, le guidon d’une main et la valise à roulettes de l’autre. En fin de compte personne n’a fini par terre – même si ce fut parfois très limite – et le camping sera rallié rapidement. L’occasion, pour Vincent, de remporter cette deuxième manche de tee-shirt mouillé haut la main. Un sympathique mobil-home tient lieu de camp de base.

La découverte du site
Heureux de se débarrasser enfin de leurs fardeaux, nos trois héros foncent têtes baissées, et toujours à vélo, vers le salon du Roc. Le premier veut voir le concept bike Sunn ; le second ne jure que par le stand Specialized sur lequel il est prêt à établir son campement et le dernier propose de récupérer plaques et dossards pendant que la fréquentation est encore relativement calme. Le climat fait penser à un séjour sous les tropiques, loin de l’automne breton qui installe déjà ses quartiers sur la côte nord du bras de l’Ouest. Pour la peine, il est de bonne guerre d’envoyer des photos à ceux qui sont restés là-haut : mer calme, ciel bleu, short et tee-shirt de rigueur, lunettes de soleil… Tout est bon pour taquiner les copains. Arnaud, l’avaleur de kilomètres de la bande, regrette un peu de ne pas rouler sur le marathon. De son côté, Vincent n’est pas rassuré par les propos d’une connaissance qui affirme que le circuit est particulièrement exigeant. Quant à Jean-Paul, le briscard, rien ne semble affecter un flegme digne de la couronne d’Angleterre. Au passage, il en profite même pour vendre son vélo, l’affaire est conclue dès la Rando Noire terminée.

Premiers coups de pédales
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VTT vs parapente : défi à la Tournette

tomasi-taillefer
Tito, le voyageur à VTT amoureux de la vie et Antoine, le parapentiste mordu de speed flying*, ont décidé de combiner les deux pratiques. Sous l’objectif d’Alexandre Buisse, photographe réputé dans le monde de la montagne. Le micro est à vous trois…
Texte : Alexandre Buisse, Antoine Taillefer, Tito Tomasi – Photos : Alexandre Buisse

Alexandre, le photographe
« Aéroport de Montréal, 19 septembre, de retour de deux semaines de kayak en Colombie-Britannique (Canada), je reçois des messages énigmatiques promettant un “projet dément”. Tito, l’éternel enthousiaste, réussit à me coincer et me parle d’un projet où il est question de combiner VTT et parapente vers Annecy (Haute-Savoie). On me vend une approche courte et facile, deux pilotes surmotivés et de magnifiques paysages. Du rêve.

La météo du dimanche est magnifique, la lumière si unique de septembre en haut de la Tournette (Haute-Savoie) est un régal. L’approche, quasiment jusqu’au Fauteuil – nom donné à ce fameux sommet – est longue surtout pour Tito qui porte sa machine dans les pierres. Antoine rigole avec sa mini-voile de moins de cinq kilos. En place sous le dernier passage raide du sentier classique, nous nous rendons rapidement compte que le plus gros problème, ne sera ni le décollage, un brin foireux, ni l’atterissage, à bien négocier en contre-pente, ni la synchronisation à caler entre une voile qui file à plus de 60 km/h et un VTT qui n’a pas beaucoup de marge entre les barres, mais la foule. S’agissant d’un des derniers beaux week-ends de l’automne, les promeneurs se sont déplacés nombreux à la Tournette. Beaucoup de randonneurs, épuisés, font une bonne pause sur l’épaule où nous voulons shooter.

Premier passage, il est encore assez tôt pour évacuer les quelques randonneurs, Antoine gère une belle approche mais la synchronisation laisse un peu à désirer. On plie et on remonte. Deuxième passage, Antoine se met en l’air mais les randonneurs sont partout. Je crie, demande aux gens de se pousser et je me fais copieusement insulter au passage. L’atterrissage prévu est encombré, Antoine fait un beau retour à la pente en catastrophe et réussit à limiter la casse. Pas d’image. Il nous faut clairement un plan B, on trouve une autre pente qui ne coupe le sentier que sur quelques mètres. Seul inconvénient, Antoine ne pourra pas se reposer, ce sera la dernière tentative de la journée. Je donne le signal à Tito une seconde trop tôt, il est déjà bien engagé dans la pente quand Antoine fait un gros virage, son aile au sol à peine à un mètre du VTT. Il me faudra aussi courir dans la pente, l’oeil dans l’objectif pour ne pas rater mon cadrage. Une minute plus tard, mon téléphone sonne. Antoine s’est posé au Chalet de l’Aulp, à proximité de la voiture. Tito et moi-même, profitons de la lumière pour faire quelques images supplémentaires, puis il file, impressionnant de facilité dans le sentier raide au-dessus du refuge. Une fois de plus, je me retrouve le dernier crétin en haut, à redescendre tout seul à pied chargé de mon matos ! Ce n’est pas grave, l’image est dans la boîte. »

Antoine, le parapentiste
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VTT mag n°288

vtt-magazine-288A la une de VTT Mag n°288 (décembre 2014)

30 ans de Roc d’Azur
> C’était énorme et on y était ! Nous vous proposons 32 pages spéciales pour revivre cet évènement avec des focus sur les épreuves, les matos et toutes les animations qui se sont déroulées sur place.

Le sommaire complet :
– À la une : Défi VTT et speed flying à la Tournette
– Kostia Charra et Lionel Macaluso
– Essai: Fourche RockShox RS-1
– Événement Roc d’Azur: La rando des 30 ans ; Photomaton ; Roc côté matos ; Very Breizh Trip
– Nouveautés 2015 : Lapierre X-Control 727 ; Merida One-Twenty 7.900
– Match XC compétition: BMC/Orbea/Scott/Trek
– Interview: Julien Absalon
– Découverte: Seine-Maritime
– Vécu: Finale des EWS à Finale Ligure
– Dossier Spécial Hiver : Équipements pour le vélo et le vététiste ; Entraînements de préparation à la saison 2015 ; Comment nettoyer son VTT ; Comparatif pneus boue ; Pilotage : maîtriser son VTT dans toutes les conditions

Urban DH de Grasse le 16 Novembre

Urban DH Grasse

Ce qui n’était qu’un rêve il y a encore quelques mois pour l’équipe de Xtrem Évents est en train de se finaliser pour que tout soit prêt d’ici le 16 novembre et que la France ai enfin sont rendez vous dans ce style d’évènement ou jusque là cela se passait plus du côté des pays exotiques.

Rendez vous donc à Grasse le 16 novembre avec une pente omniprésente, 276 marches d’escalier disséminées tout au long du tracé, des passages trialisants, d’autres à Mach 2, des virages dans tous les sens, des changements de revêtement avec du bitume et des calades, des tunnels et bien entendu quelques sauts, bref un ensemble permettant aux riders d’effectuer une vraie DH avec des chronos identiques à une World Cup, mais dans du 100 % urbain.

Une piste éphémère conceptualisée par Xtrem Events, avec le concours de la municipalité de Grasse pour que le temps d’une journée chacun puisse s’exprimer avec les passages les plus chauds qui proposeront des variantes plus accessibles. Des échappatoires qui ne devraient pas être utilisées par ceux qui joueront le chrono avec un plateau qui donne envie d’aller se rincer l’œil pour une fois que l’on peut voir les cadors français s’exprimer à domicile, ou de rouler à leurs côtés…

Le parrain et local Loic Bruni (n° 1 français et n° 7 mondial) est ultra motivé, tout comme son équipier et voisin Loris Vergier (champion du monde junior de DH) , Yoann Barelli juste avant de partir pour Whistler et vraiment séduit par sa première expérience à Seguret sera là aussi. Lui, rentre de Whistler et c’est le spécialiste français des épreuves urbaines, Remy Metailler ne pouvait rater ce rendez-vous. Le world champ junior d’enduro Sebastien Claquin sera également présent tout comme des dirters freeriders qui ne viseront peut être pas le chrono, mais feront le show à l’image d’Antoni Villoni ou Romain Baghe.

Une liste de tops riders qui se rallonge chaque jour, tout comme la liste des inscrits sur cette épreuve limitée à 100 pilotes en plus des guest, il ne faut donc pas trainer pour s’inscrire en ligne sur 1001sentiers.fr

Du plaisir avec cette piste folle à rider pour les pilotes, mais aussi une organisation pensée pour les spectateurs puisqu’un village d’animation avec initiation à le matelas Freestyle, exposants, restauration, paddocks, shows sportifs sera en place toute la journée du dimanche sur l’aire d’arrivée à proximité de la Gare de Grasse.

Infos pratiques
Inscription dans la limite des 100 places disponibles sur http://inscriptions.1001sentiers.fr/subscriptions/browse
Samedi de 16 H à 18 sur le parking de Gare SNCF retrait des plaques de cadre
Dimanche
de 7 h à 8 h : Retrait des Plaques sur le parking de la Gare SNCF
de 8 h à 9 h : Reconnaissances à pied
9 à 12h : Reconnaissance à VTT
de 13 h à 17 h : Course
Après la course Show sportif avec Two Wheels et remise des Prix