Face-à-face Lapierre/Specialized: les montagnards

lapierre-specialized-all-mountainModèle emblématique de la gamme Specialized, le Stumpjumper FSR adopte les roues de 27,5’’ cette année. Une petite révolution que nous avons décidé de comparer à une autre référence de vélo de montagne, le Lapierre Zesty AM qui inaugure une suspension intelligente E:I Shock redessinée et optimisée.
Texte et photos : Stéphane Kiefer

Lapierre Zesty AM 827 E:I Shock
Né pour la montagne, le Zesty AM reste fidèle à lui-même. On retrouve la fameuse suspension OST+ à point de pivot virtuel et offrant 150 mm de débattement, le triangle avant en carbone monocoque et le bras arrière en alu Supreme 6, le passage interne de la câblerie, et la compatibilité avec la transmission électronique Shimano Di2.
Ce qui change pour 2015, c’est le E:I Shock, suspension intelligente qui permet un ajustement automatique de l’amortisseur en fonction de la nature du terrain et du pédalage. Il évolue pour gagner en simplicité, en encombrement et en fiabilité. L’écran de contrôle et la commande sur le cintre ont disparu pour laisser place à un petit boîtier placé à côté de la potence et doté d’un unique bouton qui permet de choisir entre 2 modes : mode Manuel, le pilote choisit entre les positions Ouvert, Médium, Fermé, et mode Auto, l’ordinateur s’occupe d’ajuster automatiquement l’amortisseur sur l’une des trois positions en fonction du terrain et de la cadence de pédalage. Une petite LED à trois couleurs permettant de savoir en permanence en quelle position travaille l’amortisseur. De plus, il est possible de modifier les seuils de passage entre les trois positions, afin d’affiner les réglages pour privilégier le confort ou le rendement. Autre évolution, la batterie est plus compacte et peut être montée avec un porte-bidon.
Une option E:I Shock qui rajoute 400 euros au prix initial du 827 qui est de 4 999 euros. Comme toujours chez Lapierre, l’équipement est de qualité, le panachage intelligent et cohérent. Bref, le Zesty AM est prêt pour la montagne.[…]

Retrouvez l’intégralité de l’article dans le n°291 en vente en ligne sur hommell-magazines.com.

Week-end en Terres Noires: girls power !

baron-gallioz-terres-noiresAprès quelques semaines d’attente, mon nouveau jouet est enfin là ! Un Santa Cruz Juliana Roubion, flambant neuf. Histoire de fêter dignement l’événement, j’ai organisé un mini trip 100 % filles sur deux jours. Et pour assurer la bonne ambiance, je décide d’inviter Alizée Baron, vainqueur de la Maxi Avalanche d’Orcières en 2013 et skicrosseuse de talent. Action !
Texte : Capucine Gallioz – Photos : Oqamy VISUELS

On peut dire que je l’ai attendu mon Juliana. Mais aujourd’hui, il est là, devant moi. Non seulement le bike est sublime, mais pour la première fois depuis que je pratique me voilà (enfin !) équipée d’un vélo conçu pour les femmes ! Pour son premier galop d’essai, j’ai donc convié Alizée Baron à passer le week-end, chez moi à Digne-les-Bains. Malgré l’emploi du temps chargé d’Alizée par ses entraînements pour la coupe du monde de skicross, nous arrivons à déterminer une date. Sa motivation pour participer à une bonne sortie vélo est intacte. C’est parti !

Premier jour : en route pour le village de Braise

Le premier jour, pour se mettre en jambe nous partons de Digne pour rouler vers le village de la Braise. Ce paysage atypique est parfait pour découvrir nos montures et se mettre en condition. Nous évoluons dans les terres jaunes sablonneuses qui font beaucoup penser à celles des ocres du Colorado provençal à Rustrel (Vaucluse). Nous montons par des sentiers sinueux, la végétation verdoyante tranche avec ce sol jaune. Il fait très chaud, la terre est sèche, la lumière filtre entre les arbres. C’est magnifique ! Les conditions sont idéales. Pourvu que ça dure ! Après quelques minutes de ride, je décide de conduire Alizée vers Saint-Jurson, là où le sol a la particularité de présenter de grosses dalles de grès.

Le long du parcours, le paysage change du tout au tout. Nous grimpons en lisière des champs de blé. Une fois les fameuses dalles atteintes, le grip est étrange, ça tient bien jusqu’à une certaine limite mais nous avons vite fait de perdre l’adhérence et nous nous retrouvons avec l’impression d’avoir un roulement à billes sous les roues. Après quelques minutes d’adaptation, on se laisse prendre au jeu du terrain. Un coup en sous-bois dans l’ombre fraîche sur un sol terreux, un coup en plein soleil sur les dalles brûlantes… Nous prenons rapidement confiance. Il y a de quoi faire ici entre pentes très raides, devers, pif paf… tout y passe ! Alizée en profite d’ailleurs pour me donner quelques conseils avisés. Je prends ! Nous attaquons ensuite un portage sacrément “gazeux” en crête et bien dans le raide pour accéder à une belle ligne que nous avons repérée depuis le bas. Une fois arrivées, Alizée décide rapidement de s’élancer dans cette pente vraiment tendue qui fait d’ailleurs pâlir certains locaux… Son passage est parfait, j’en suis admirative, mais arrivée en bas, une branche se prend dans sa roue et lui casse deux rayons. Ce qui occasionne une bonne frayeur pour « Zé », mais par bonheur sans gravité…

Il est déjà tard, la première journée de ride s’achève. Nous crapahutons jusqu’au sommet pour admirer le coucher de soleil depuis un promontoire, une brise très agréable s’engouffre dans nos cheveux, le spectacle est splendide et nous laisse sans voix. Après l’effort, le réconfort. Mon compagnon nous rejoint pour nous amener de quoi bivouaquer. On s’installe dans une petite grotte au milieu des dalles, où l’on allume un petit feu. Nous voilà prêtes pour passer la nuit. Au menu barbecue et débriefing de la super journée passée. Comme il n’y a pas que le vélo dans la vie, on profite de cet instant pour refaire le monde… et discuter des dernières fringues de ride à la mode ! Les heures passent, la fatigue se faisant sentir, il est temps pour nous de foncer dans nos sacs de couchage pour une nuit à la belle étoile. […]

 Retrouvez l’intégralité de l’article dans le n°291 en vente en ligne sur hommell-magazines.com.

VTT mag n°291

vtt-magazine-291A la une de VTT Mag n°291 (avril 2015)

Comparatif: 36 genouillères et coudières
> S’il est préconisé, voire vivement conseillé de porter des protections en all mountain et en enduro, elles sont obligatoires en compétition. Histoire de bien vous mettre à l’abri, si la situation devait se corser, nous avons testé quelque 36 modèles !

+ Guide Sites VTT-FFC 2015
194 sites labellisés référencés, 65 000 kms de sentiers, 11 nouvelles destinations, parcours d’itinérances…

Le sommaire complet :
– A la Une: Mini trip en Terres Noires
– Nouveautés: Trek Powerfly + FS 9 ; Les Giant Glory
– Magazine: Selles & poivre
– Interview: Jean-Pierre Bruni & Claude Vergier
– Essai: Redfrog AM 27,5
– Face-à-face : Lapierre Zesty AM 827 e:i Shock ; Specialized Stumpjumper FSR ; Expert Carbon Evo 650b
– Essai: Le nouveau groupe XTR
– Conseils: Peut-on mixer Shimano et SRAM ?
– Face-à-face: Bergamont Fastlane 8.0 ; Cannondale Scalpel 29 4
– Découverte: Le Finistère
– Comparatif : 36 genouillères et coudières
– Dossier: Les interdictions à VTT

Moniteur VTT, mode d’emploi

moniteur-vtt
Photo Antoine Bussier

En France, l’enseignement du VTT est une chose assez complexe, disons bien « encadrée ». Il existe différentes manières et différents degrés pour passer un diplôme. Direction Voiron dans l’Isère, à l’Institut de Formation du Vélo, l’une des principales écoles du cyclisme et forcément du VTT dans notre pays.
Textes et photos : Sam Péridy/MCF/IVF

Avant de rentrer dans le vif du sujet, retour sur un peu d’histoire. Abrogé le 31 décembre 2012, l’ancien BEESAC (Brevet d’état des Activités du Cyclisme), était la seule option pour devenir moniteur de cyclisme (route, piste, cyclocross, BMX et bien entendu VTT). Depuis, il a été remplacé par de nouvelles qualifications et ce, de différents niveaux. De la plus simple à la plus aboutie, nous allons passer en revue l’éventail des possibilités de formation qui existent pour obtenir enfin le Graal.

Créé le 28 novembre 2013, l’Institut de Formation du Vélo (IFV) de Voiron est un organisme spécialisé dans l’encadrement professionnel du vélo. Il a pour but de former, de la meilleure manière qui soit, tous les candidats aux brevets spécifiques d’encadrement du VTT, et du cyclisme en général. Sa devise : « Faites de votre passion un métier ». Le ton est donné. Tous les diplômes professionnels du ministère des Sports, ainsi que les Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) y sont proposés. Plusieurs degrés de réadaptation ou de perfectionnement en formation continue sont aussi au programme ainsi qu’une formation en secourisme, spécialement adaptée aux accidents VTT. En nous appuyant sur leur expertise, nous vous proposons donc de faire le tour des différentes formations.

Formation “Animateur”
Niveau de formation : 4 (équivalant au BAC)
Cette formation “Animateur”, baptisée UCC (Unités Capitalisables Complémentaires) vient augmenter les compétences d’une personne déjà titulaire d’un Brevet Professionnel des Activités Physiques pour Tous (BP APT), ou d’un Brevet Professionnel des activités de la Randonnée (BP Rando). Il existe trois différentes mentions et disciplines pour cette formation : le cyclisme traditionnel, le BMX et le VTT. Un test préalable à l’entrée en formation (constitué d’un parcours d’habileté à vélo) est obligatoire et des tests de sélection propres à chaque organisme de formation peuvent également être nécessaires. Un entretien permet ensuite d’individualiser le parcours de formation en fonction des autres qualifications du stagiaire et/ou de son expérience dans l’activité.

Durée de la formation : la formation UCC VTT dure environ 175 heures (5 semaines) en centre de formation et 120 heures (4 semaines) en alternance dans une entreprise d’encadrement cycliste avec un moniteur tuteur.

Coût de la formation : elle est d’environ 1 700 €, mais des prises en charge existent. La période d’alternance en entreprise peut éventuellement être rémunérée.

Prérogatives : après la réussite aux épreuves de certification, le titulaire d’une UCC devient moniteur de BMX ou de VTT ou de cyclisme traditionnel. Ses prérogatives sont, selon les textes, « d’assurer, en autonomie pédagogique, des cycles d’initiation jusqu’au premier niveau régional de compétition dans les activités du BMX, du cyclisme traditionnel ou du VTT ». Attention toutefois, cela exclut la pratique VTT de descente !

Débouchés et missions : le titulaire de l’UCC VTT peut ainsi travailler dans une structure publique ou privée, associative ou commerciale, mais également en profession libérale. Ses missions principales seront l’encadrement de randonnées, l’initiation ou le perfectionnement technique ou physique, l’organisation d’activités et de séjours cyclistes.

Formation “Moniteur”  […]

Retrouvez l’intégralité de l’article dans le n°290 de VTT Mag en vente en ligne sur hommell-magazines.com.