VTT au collège: l’enseignement de la passion

vtt-college-lavoisierTrois enseignants d’Education Physique et Sportive (EPS) mettent tout en oeuvre, dans leur collège Lavoisier à Ferrière-la-Grande (59), pour éduquer leurs élèves de 4e et de 3e et leur communiquer leur passion du VTT. Ces trois profs sont même les instigateurs d’une section VTT mixte organisant divers événements durant l’année. Curieux de découvrir leur univers, nous les avons visités lors de leur Rando Verte UNSS organisée dans le magnifique paysage Sambre Avesnois. Une rencontre que nous ne sommes pas près d’oublier !
Texte et photos : Philippe Tcho’Bilout’ Palleron

Au mois d’avril dernier, nous recevons à la rédaction un courrier de Benoît Dellou, professeur d’EPS dans un collège du Nord de la France. Dans sa missive de présentation de la section VTT de son collège, il nous convie « à découvrir la région lors d’une randonnée, la Rando Verte HKM » que l’établissement organise « avec nos (ses) élèves le 20 mai prochain ». Séduits par cette demande originale, nous nous empressons de prendre rendez-vous à cette date malgré notre planning déjà bien chargé de début de saison. Située à seulement 2h15 de Paris, la ville de Ferrière-la-Grande jouxte celle de Maubeuge dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Nous arrivons sur place à 8h du matin et commençons à faire connaissance avec Benoît, dans la salle des profs du collège Lavoisier. Peu à peu nous sommes rejoints par les autres grandes figures de la section VTT que sont Nicolas Mignien, Yanis Huberdeau, eux aussi professeurs d’EPS, et Laurent Crasquin, professeur de SVT (Sciences de la vie et de la terre). L’ambiance est déjà très chaleureuse et chacun se présente en lançant des anecdotes autour d’un café, avant que Benoît ne sonne le début des réjouissances. Nous partons alors nous équiper en tenue de roulage afin d’accueillir les élèves de 4e qui s’affairent déjà aux premiers préparatifs d’une journée qui s’annonce bien longue. L’établissement devant recevoir dès 13h pas moins de 12 collèges et plus de 90 élèves de la 6e à la terminale pour la Rando Verte HKM.

Avant les préparatifs, nous croisons le directeur de l’établissement scolaire qui met tout en oeuvre pour octroyer les heures nécessaires aux professeurs investis dans les sections sportives (rugby et VTT), non seulement pour la rando, mais aussi pour les déplacements de la section VTT (semaine dans les Vosges, projet de raid 100 km, Vélodrome…). Dans le même temps, les élèves de 4e du collège Lavoisier trépignent d’impatience. Une fois en leur compagnie, Benoît donne les premières directives dans une ambiance très respectueuse mais détendue.

Des ambassadeurs VTT
Très vite, nous allons découvrir cet univers si particulier qui marque la vie de ces collégiens encadrés par leurs profs à l’occasion de cet événement sans commune mesure.[…]

Retrouvez l’intégralité de l’article dans le n°295 en vente en ligne sur hommell-magazines.com.

Martyn Ashton de retour sur un VTT

Martyn Ashton et amis, tout sourire.
Martyn Ashton et amis, tout sourire.

Paralysé depuis 18 mois, à la suite d’une mauvaise chute alors qu’il effectuait une démo de trial à Silverstone, l’ex trialiste-cascadeur Martyn Ashton n’avait qu’une idée en tête : remonter sur un vélo. Avec la complicité de ses amis de toujours, Danny MacAskill, Chris Akrigg et Blake Samson, ce rêve est devenu réalité. Il a fallu pour cela équiper un Mojo Nicolai Geometron d’un siège de ski handisport et sur la piste de Snowdonia en Angleterre, Martin a pu de nouveau goûter aux sensations du vélo de descente.

Voici les images !

VTT nouveaux standards vs anciens standards : faut-il s’inquiéter ?

vtt-standards-rouesParmi tous les standards du moment, les pratiquants que nous sommes sont un peu perdus. Certains ont jeté l’éponge depuis longtemps et restent sur leurs fidèles montures de plus de 5 ans en ne remplaçant que ce qui est nécessaire tandis que d’autres se laisseraient bien convaincre par du matériel plus récent. Alors quelles différences y a-t-il vraiment entre les vélos “d’avant” et ceux d’aujourd’hui ? Peut-on et pourra-t-on encore rouler avec des VTT d’anciens standards ? Voici nos avis et celui des constructeurs !
Texte : Philippe Palleron et Chris Caprin – Photos : Philippe Palleron, Chris Caprin et marques

Les roues de 26 pouces
Depuis le début des années 80 et jusqu’en 2011, 100 % des VTT vendus dans le commerce étaient en 26 pouces. Rappelons que cette section de roues est le meilleur compromis poids/rigidité/ rendement/réactivité au détriment d’un manque de rigidité frontale c’est-à-dire de confort. Personne ne connaît exactement le parc actuel des vélos en 26 pouces même si celui-ci, au regard de nos nombreux déplacements sur des manifestations, reste très imposant. On notera que les grands passionnés et pratiquants assidus du VTT ont abandonné ce segment de roues en XC compétition. Par contre, pour les autres disciplines (enduro et DH), les VTT en 26 pouces sont encore très courants.

Les roues de 29 pouces
Ce segment de roues n’est pas une nouveauté et est apparu au début des années 90 sous l’impulsion de Gary Fischer. Un peu plus tard, quelques marques américaines dont Trek ont sorti des modèles de VTT à grandes roues pour les “grands pilotes”. Peu de modèles étaient alors disponibles et la fragilité des roues et leur surpoids ont eu raison d’une fabrication à plus large ampleur. Enfin, apparues réellement sur les VTT des gammes de 2012, le 29 pouces revient massivement grâce au gros développement réalisé par Specialized. Les autres marques du marché, et pas uniquement celles d’outre-Atlantique, ont suivi la mouvance en vantant les mérites des grandes roues avec des arguments divergents : certaines marques prédestinent le 29 pouces pour les grands pilotes, d’autres uniquement pour les avantages sur le terrain (motricité, franchissements, confort…). Nos essais des VTT en 29 pouces depuis 2012 ont révélé bon nombre de différences et nous ont permis de tirer certaines conclusions : pour profiter de tous les bénéfices d’un VTT en 29 pouces, les roues doivent être légères, rigides et avoir le moins d’inertie possible. On comprend maintenant pourquoi, depuis 2012, autant de marques proposent des montages artisanaux de roues en 29 pouces qui rivalisent en termes de légèreté pour remplacer les roues de première monte trop lourdes et gâchant le rendement général du vélo. Très vite, certains constructeurs ont réagi, en faisant comme pour le 26 pouces c’est-à-dire en développant des jantes légères en carbone ou en aluminium pour la première monte (Roval chez Specialized, Bontrager chez Trek…) et aussi pour l’aftermarket (Syncros, Easton, Crankbrothers, Tune, Asterion…).

Les roues de 27,5 pouces […]

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VTT Mag n°295

vtt-mag-295A la une de VTT Mag n°295 (août 2015)

Dossier: 15 VTT 2016 à l’essai
> Nous nous sommes mis en 15 pour vous concocter ce dossier “spécial essais 2016” où vous pourrez découvrir, en exclusivité, le test de 15 VTT cru 2016. XC comp, all mountain, enduro ou à assistance électrique, roues de 29, 27,5 ou 27,5+, il ne reste plus qu’à faire votre choix ! Pas si simple…

Le sommaire complet :
– À la une: Raid dans le Lot
– Essai longue durée: Roues Duke Crazy Star SL
– Rencontre: Victor Koretzky
– Dossier: 15 VTT 2016 à l’essai (BMC, Canyon, Focus, Giant, GT, Lapierre, Merida, Scott, Specialized)
– Magazine: Selles & poivre
– Les nouveautés 2016
– Essai longue durée: un an en SRAM X1
– Découverte: en Aveyron, autour de Najac
– Événement: Passe de trois au Roc des Alpes
– Événement: La Pass’Portes du Soleil
– Conseils: Rouler en 26”, anciens standards faut-il s’inquiéter ?
– Magazine: La Rando Verte UNSS du collège Lavoisier
– Conseils : comment utiliser son smartphone en sortie ?

Loïc Bruni et la Brunimania

loic-bruniDepuis notre dernière rencontre, en l’espace de deux ans, Loïc Bruni est devenu l’icône de la descente tricolore. Aujourd’hui en tête de la coupe du monde de DH, le pilote Lapierre savoure ce moment, chez lui, à Cagnes-sur-Mer, tout en attendant les résultats de sa licence d’économie. Mais jusqu’où ira la Brunimania ? Sans doute jusqu’à la plus haute marche d’un championnat du monde dans les années qui viennent ! Interview sans filtre…
Texte : C. Caprin – Photos : C. Caprin et Dave Trumpore

VTT Magazine : Tu te retrouves leader de la Coupe du monde pour la première fois de ta carrière. Quel effet ça te fait ?
Loïc Bruni : Au départ, je n’avais vraiment pas le classement général en tête et à Lourdes, je visais surtout la victoire. Du coup, à l’arrivée, en terminant deuxième, j’étais presque déçu. D’ailleurs, quand Laurent (Delorme, son team manager, ndj) m’a dit qu’avec Gwin qui ne marque pas de points aux qualifs après sa chute, j’étais en tête au général, sur le coup, ça m’a même étonné. Après, je ne te cache pas que ça fait plaisir d’endosser ce maillot sur le podium… En plus, avec le break d’un mois et demi qu’il y avait avant la coupe du monde suivante, je savais que j’allais l’avoir un petit moment à la maison (rires) ! Mentalement, cela rajoute un peu de pression avant d’arriver à Fort William, parce que tu veux bien faire et que, quand tu as le maillot de leader sur le dos, tu as envie d’en être digne, de ne pas rouler comme une quiche. Mais bon, cela fait partie des choses qu’il faut savoir gérer dans une carrière et que je travaille actuellement avec mon coach mental. J’apprends d’ailleurs beaucoup de choses sur moi-même avec lui et j’arrive mieux à comprendre et à analyser mes erreurs passées…

À Lourdes, on a pu constater une véritable Brunimania, avec supporters en folie, panneaux à ton effigie, etc. As-tu conscience de représenter aujourd’hui une sorte de symbole pour les jeunes vététistes du milieu Gravity ?
Ouais, un symbole, je sais pas, mais disons que si je leur fais plaisir en roulant bien sur la piste, moi, ça me va. À la base, je cherche à gagner avant tout pour moi, pour Jack, mon mécano, et pour les mecs du team qui bossent tous les jours comme des malades, mais de voir autant de monde derrière soi, forcément, ça motive encore plus.

Les fans qui veulent te voir et te parler sur les courses, les dédicaces, les photos, les selfies, tu gères ça comment ?
C’est spécial. À Lourdes, j’avoue que j’ai été surpris de voir autant de gens venir me parler, m’encourager, prendre des photos. Tout le monde me disait de rouler à bloc, que j’allais gagner, que ça leur ferait super plaisir de me voir sur la plus haute marche du podium… Alors évidemment, à un moment donné, tu commences à te dire qu’il va vraiment falloir assurer. Si on ne fait pas attention et qu’on se laisse trop distraire, on peut vite se déconcentrer. Mais ça va, j’ai plutôt bien géré ça. Remarque, moi, c’est cool, c’est une ou deux fois dans l’année, pas comme certaines stars qui vivent ça tous les jours… Le reste du temps, je te rassure, hein, je suis tranquille !

Les encouragements énormes de la part du public français à Lourdes ou même à Méribel l’an passé, ça donne des ailes ?
Ouais, comme quoi, y’a pas que Red Bull (rires) ! À Méribel c’était cool, mais avec la saison que j’avais faite, pour la finale, j’avais vraiment l’intention d’assurer au moins un podium et je ne me suis pas mis à fond. Alors qu’à Lourdes, là, même si à l’arrivée je n’étais pas super content de mon run, j’ai vraiment eu l’impression d’être porté par le public. J’étais à la limite de partout, un peu trop en catastrophe et parfois, je me demande si ce n’est pas grâce à cette clameur que je suis resté sur mes roues. Rouler à domicile, pour la gagne, sur un gros rendez-vous international, ça laisse quand même de sacrés souvenirs…

En parlant de la boisson énergisante, ça fait deux ans maintenant que tu as rejoint la famille du Taureau Rouge. Comment se passent les relations d’un athlète avec la marque ? […]

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Porquerolles en VTTAE

porquerolles-en-vttLe printemps est là et les beaux jours avec. Pour se donner un avant-goût de l’été, direction le Var et l’île de Porquerolles, au large de Hyères. Au menu, un petit tour de l’île en VTT à assistance électrique. C’est sans doute la meilleure recette pour permettre à Damien et Yoann d’en découvrir les joyaux.
Texte et photos : Damien “Droz-photo.com” Rosso

Propriété de l’état depuis 1971, l’île de Porquerolles doit sa préservation – depuis cette date – à son appartenance au parc national de Port-Cros. Inutile de préciser, qu’elle regorge de ressources et de beautés en tous genres. À tel point que la tentation est grande de la nommer la « petite île de beauté ». Car de par sa superficie de 12,5 km2 et sa forme en arc d’environ 7,5 km de long sur 3 km de large, Porquerolles n’est pas à classer dans la catégorie des grandes îles. Néanmoins, même si son périmètre n’excède pas les 30 km, nous en avons cependant couvert pas loin de 50 pour visiter ce coin paradisiaque.

Virée matinale
Désireux de nous y rendre au lever du soleil, nous avons fait appel à Jérôme, un local, fervent amateur de pêche en mer qui a bien voulu nous récupérer à 6h du matin pour nous déposer sur le port. Une traversée rapide de 15 min sur un petit Zodiac et nous voilà arrivés. Si l’heure très matinale nous empêche, bien entendu, d’aller glaner des infos à l’office de tourisme, Jérôme qui connaît relativement bien le coin, nous encourage à rejoindre « l’est au cap des Mèdes » où le soleil se lève. Distant de 6 kilomètres du port, décision est prise d’y filer immédiatement.

Arrivés pile dans les temps, nous découvrons sur place, le cap des Mèdes avec son fort et son rocher des deux frères. Réorganisé par Napoléon 1er avant sa rénovation entre 1846 et 1847, le fort des Mèdes, le Fortin, qui date de 1794, est classé monument historique depuis 1989. Ce majestueux bâtiment qui domine le cap, abrite sur ses abords une importante colonie de goélands. Étant donné que nous sommes en période de reproduction, de nombreux oeufs jalonnent cette partie de côte.

Le monstre de Porquerolles
Sur le chemin du retour vers le port, nous nous arrêtons au fort de l’Alycastre, actuellement en friche. De tour carrée et base pyramidale, ce fort fut construit entre 1633 et 1637 pour protéger la baie éponyme d’un éventuel débarquement ennemi. Tous deux tirent leur nom de la mythique bataille, qui en des temps ancestraux, opposa un preux chevalier et la Lycastre, un monstre mi-poisson, mi-dragon, qui selon la légende, terrorisait les insulaires par son goût pour l’anthropophagie. L’intervention salutaire d’un vaillant chevalier, – qui, en guise de remerciement aux habitants de l’île pour l’avoir sauvé d’un naufrage combattit victorieusement le monstre – débarrassa définitivement l’île de cette menace, installée depuis fort longtemps dans une grotte.

Avant de poursuivre notre périple, nous rejoignons le port pour prendre une petite collation. […]

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